Bienheureux Frédéric OZANAM

Image illustrative de l'article Frédéric Ozanam
Antoine-Frédéric Ozanam est né à Milan, le 23 avril 1813 –
Décédé à Marseille le 8 septembre 1853  
Historien et essayiste catholique français, il fut professeur de littérature étrangère à la Sorbonne,
Il a fondé la Société de Saint-Vincent-de-Paul.   

Il a été béatifié par le pape St Jean-Paul II le 22 août 1997. 

Sa fête est le le 9 septembre.
 


Voir dans chaque personne le visage du Christ blessé
Après avoir fondé, à 20 ans, la société Saint-Vincent-de-Paul, ce laïc père de famille, béatifié par Jean-Paul II, a manifesté, sa vie durant, une foi ardente et une charité inventive au service des plus pauvres.
Amour de Dieu et du prochain.


"Un saint patron n'est pas une enseigne banale pour une société, c'est un type qu'il faut s'efforcer de réaliser, comme lui-même a réalisé le type divin de Jésus-Christ. C'est une vie qu'il faut continuer, un cœur auquel il faut réchauffer son cœur, une intelligence où l'on doit chercher des lumières". Ainsi s'exprimait Frédéric Ozanam, un laïc, père de famille, béatifié par Jean-Paul II le 22 août 1997.
Manifestant foi ardente et charité inventive, Frédéric Ozanam a inspiré à l'Église des XIXe et XXe siècles, et à celle de notre siècle aussi, un souffle de renouveau.
Il est de ces figures que brûle passionnément le feu de l'amour et de la charité  à rendre présente au cœur du monde.
Au plus profond de son âme il a vécu la souffrance de celui qui voudrait mettre fin à toute la misère du monde, parce qu'elle est insupportable pour tout chrétien et tout homme de bien.
De son vivant, il rêvait « d'enserrer le monde dans un réseau de charité ». Aujourd'hui, il invite à voir dans chaque personne le visage du Christ blessé : « Vous êtes pour nous les images sacrées de ce Dieu que nous ne voyons pas et, ne sachant pas l'aimer autrement, nous l'aimons en vos personnes. »
Je garde précieusement cette réflexion. Elle souligne que le sens de Dieu et celui de l'homme, c'est tout un : l'homme, sa liberté et sa dignité respectées. Humanité, liberté, dignité, respect de l'amour, fraternité universelle, don de soi, voilà des valeurs fondamentales du christianisme qui tenaient tant à cœur à Frédéric Ozanam, valeurs qui sont autant de points d'ancrage pour notre temps, notamment pour la jeunesse.
Pour le temps de Carême, dans notre marche vers Pâques, ce message est plein de force, de vérité et d'actualité.
C'est là un chemin de spiritualité qui nous convie à une conversion permanente à la charité, à la solidarité, au don.
Mgr André Lacrampe
Archevêque de Besançon



Un livre pour mieux connaître Frédéric Ozanam

FRÉDÉRIC OZANAM          
de Gérard Cholvy    
Artège, 317 p., 19 €

 
Lorsque Frédéric Ozanam meurt, en 1853, il a tout juste quarante ans. Longtemps cependant son nom et son influence ne dépassent pas les limites du cercle des proches, familles et compagnons de la Société de Saint-Vincent-de-Paul, dont il fut l’un des fondateurs. C’est qu’en cette seconde moitié de siècle, tout semble donner tort au jeune universitaire lyonnais, adepte d’un catholicisme social et démocratique. À Rome, Pie IX, en butte à l’hostilité des nationalistes italiens, se retranche derrière ses murs: en 1864, l’encyclique Quanta Cura est suivie du Syllabus, catalogue de 80 erreurs modernes. En Europe, le printemps des peuples de 1848 a laissé place à une reprise en main, qui paraît donner raison aux partisans de l’ordre. Dans le catholicisme, c’est la ligne intransigeante qui l’emporte. La Société de Saint-Vincent-de-Paul elle-même se bloque sur des positions monarchistes, et le nom même d’Ozanam en semble presque banni…
Dans sa remarquable somme biographique (700 pages) sur Frédéric Ozanam parue en 2003, l’historien Gérard Cholvy avait voulu situer le brillant universitaire dans le contexte religieux et social de son époque. Moins épais, et plus accessible, ce livre-ci permet de s’emparer de cette figure attachante, à l’actualité surprenante, alors que l’on fête les 200 ans de sa naissance.
Loin de la figure romantique, mais un peu mièvre, du fragile jeune homme qui se consacre aux pauvres, Gérard Cholvy dépeint un brillant intellectuel totalement engagé dans les combats de son époque. Lorsque ce fils de médecin lyonnais voit le jour, la Révolution a traumatisé l’Église. Mais Frédéric Ozanam, professeur d’université, historien et pamphlétaire, refuse de regarder dans le rétroviseur. Disciple de Lamennais et Lacordaire, il appelle une réconciliation entre l’Église et son époque, convaincu qu’on ne peut séparer la foi de la raison. Il adhère aux idées républicaines, en 1848, parce qu’il y voit la solution à la question sociale qui le travaille. Influencé par Saint-Simon et les utopistes du XIXe siècle, marqué par son expérience des deux villes, Lyon et Paris, en proie à la révolution industrielle naissante, Frédéric Ozanam invente une nouvelle forme d’engagement social. Il faut, écrit Ozanam dans un célèbre discours de 1848, «s’occuper des barbares», c’est-à-dire du peuple «qui a trop de besoins et pas assez de droits». «C’est dans le peuple, poursuit-il, que je vois assez de restes de foi et de moralité pour sauver une société dont les hautes classes sont perdues.» 
Ozanam ne se contente pas de sa plume. À travers la Société de Saint-Vincent-de-Paul, malgré une santé fragile, il promeut une forme de charité concrète, soucieuse de la dignité de ceux qu’elle aide. Car «la charité fut compromise par ceux qui la pratiquèrent mal», plaide-t-il en 1848: «Par la philanthropie, par la bienfaisance dédaigneuse, par le zèle indiscret.» Surtout, il dessine là une forme totalement inédite d’«apostolat laïc»: Ozanam, écrit Gérard Cholvy, «ne voyait pas uniquement son devoir dans la visite des pauvres, mais aussi l’exercice de sa profession d’universitaire, son rôle de chrétien vivant dans le siècle, d’époux, de père, d’ami». Il incarne cette figure très moderne du chrétien engagé dans la société, appliquant à lui-même cette belle devise qu’il avait fixée à la Ssociété de Saint-Vincent: «Ne pas se faire voir, mais se laisser voir.» 
 
ISABELLE DE GAULMYN



 

Epiphanie à Fameck, puis Journée des migrants avec l'ACE



Noël et Epiphanie enfants à Uckange : 



Annonces

 Expo CCFD sur les préjugés face aux migrants 24-28 avril à Jean Morette (Fameck)
 
 
La préparation groupée des Baptêmes des petits enfants
pour les Parents aura bien lieu le vendredi 28 avril à 20h,
(et non pas le samedi 29 avril à 14h) au presbytère de Fameck (86 av. Jeanne d’Arc)

 


Site en reconstruction
Patientons car il y a beaucoup de travail
(réglages, tris, nettoyages à réaliser...).
Merci...
Eglises de Fameck, Florange, Uckange
3 prêtres spiritains : Basil Dike, Daniel Muhame et Vincent
86 av. jeanne d'Arc à Fameck - Tél. : 03 82 58 11 46
Une équipe d'animation pastorale (EAP) sur les 3 villes